01 août 2009
Le Gélasien dans le Quaternaire
Chers collègues,
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> Bonne nouvelle pour le Quaternaire et les quaternaristes!
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> Le Comité Exécutif de l'IUGS a ratifié la recommandation de la Commission Internationale de Stratigraphie en faveur de l'inclusion du Gélasien dans le Pléistocène, du maintien du système/période Quaternaire, et d'un recul dans le temps (2.6 Ma) de la limite Pliocène-Quaternaire. Cf ci-dessous et courrier en attaché.
> Plus d'information sur le sujet : http://www.stratigraphy.org/forum/viewtopic.php?f=6&t=21
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> La mobilisation des Quaternaristes du monde entier (et notamment de la France, cf Colloque Q5 co-organisé par le CNF INQUA et l'AFEQ, et interventions au congrès de Cairns, 2007) a porté ses fruits, suite à une longue bataille dont l'issue n'était pas du tout garantie!
> Nous nous en félicitons vivement.
>
> Merci de faire circuler cette information!
>
> Très cordialement,
>
> Excerpt from :
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> IUGS E-BULLETIN (NO. 41, JULY 2009)
> ***************************************
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REDEFINITION OF THE BASE OF QUATERNARY SYSTEM/PERIOD, AND OF THE BASE OF THE PLEISTOCENE SERIES/EPOCH
>
> The IUGS Executive Committee has ratified a request from the IUGS International Commission on Stratigraphy (ICS) regarding the definition of the base of Quaternary System/Period (and top of the Neogene System/Period), and redefinition of the base of the Pleistocene Series/Epoch (and top of the Pliocene Series/Epoch). The ICS submitted for IUGS ratification its recommendation that:
> 1) the base of the Pleistocene Series/Epoch be lowered such that the Pleistocene includes the Gelasian Stage/Age and its base is defined by the Monte San Nicola GSSP, which also defines the base of the Gelasian;
> 2) the base of the Quaternary System/Period, and thus the Neogene-Quaternary boundary, be formally defined by the Monte San Nicola GSSP and thus be coincident with the bases of the Pleistocene and Gelasian; and
> 3) with these definitions, the Gelasian Stage/Age be transferred from the Pliocene Series/Epoch to the Pleistocene.
IUGS_Ratification_Q___Pleistocene
Tableau_chronostratigraphique
15 décembre 2008
Paléontologie: doutes sur l'âge de Toumaï
L'âge de Toumaï (Sahelanthropus tchadensis), qui représenterait la
plus ancienne espèce connue d'hominidé avec 7 millions d'années, est
remis en question dans un commentaire publié par l'un des découvreurs du
fossile, Alain Beauvilain, dans le South African Journal of Science.
En février dernier, le "père" scientifique de Toumaï, le paléontologue
Michel Brunet, professeur au Collège de France, fixait dans une étude
publiée dans les Annales de l'Académie américaine des sciences (PNAS) à
7 millions d'années l'âge du crâne mis au jour en 2001 à l'ouest de la
vallée du Rift, dans le Djourab tchadien.
Ce chiffre a été obtenu par l'analyse isotopique des sédiments du site
de la mise au jour, a déclaré Alain Beauvilain, géographe, qui
dirigeait la mission sur le terrain à l'origine de la découverte. Il
serait en effet possible d'en déduire l'âge du crâne si celui-ci avait
été "pris" dans les sédiments. Or "ce n'était pas le cas", précise-t-il.
"Comme les paléontologues expérimentés le savent bien, il peut y avoir
une différence considérable entre l'âge du substrat , et
celui d'un fossile traînant à sa surface", insiste-t-il.
Tags : Paléontologie
25 novembre 2008
La croix byzantine de Tournai reste introuvable...
Reçu d'un de nos visiteurs réguliers...
Vol de la Croix byzantine - Cathédrale de Tournai (février 2008)
> Près de dix mois après le vol à main armée commis à la Cathédrale Notre-Dame de Tournai, où en est l'enquête?
Afin de relancer l'appel à témoins d'Interpol, un Groupe Facebook "Wanted" a été créé..
Peut-être connaissez-vous cet homme?
http://www.facebook.com/group.php?gid=36777517468#/group.php?gid=36777517468
http://www.interpol.int/Public/News/2008/woa20080221fr.asp
Pierre-Emmanuel Lenfant
Tags : médiévalAngoulême (16), promoteur vs archéologie
Vinci démolit un trésor archéologique qu’il qualifie de "peanuts"
mercredi 15 octobre 2008 http://www.casepassecommeca.com/+Vinci-demolit-un-tresor,465+.html
Il n’y a pas qu’à Nantes ou à Poitiers, que la France sarkozyste enterre les trésors archéologiques sous le béton. A Angoulême la semaine dernière, le promoteur Vinci, qui a décroché le chantier de réaménagement de l’immeuble Charbonnaud à l’état de friche depuis des lustres, est tombé sur une nécropole, découvrant une bonne quinzaine de sarcophages [1], dont on ignore encore l’âge, mais dont les premières hypothèses laissent supposer qu’ils remontent aux VIIème, IXème ou Xème siècle [2].
Mais plutôt que de signaler immédiatement la découverte, comme cela aurait dû être fait si la loi avait été respectée, Vinci a préféré continuer le chantier, et a commencé à saccager le trésor archéologique, faisant valser les squelettes à coups de pelleteuse. Ca se passe comme ça. Pas un mot au service régional d’archéologie, ces empêcheurs de bétonner en rond. "Réglementairement pourtant, je devrais en être informé" précise Jérôme Primault, responsable de l’archéologie préventive pour le département de la Charente, qui a finalement ordonné l’arrêt du chantier, uniquement sur la partie du site où se trouvent les sarcophages. Une réunion de la DRAC demain (16/10) doit décider si des fouilles doivent être menées.
La question est déjà tranchée pour Jacques de Passemar, directeur régional de Vinci : les ossements, les sarcophages, l’archéologie, c’est pas ça qui va permettre de finir le chantier dans les temps. "Pour moi c’est peanuts. On va faire un plan de repérage pour les archives du lieu. Mais sur place on va continuer le travail" explique l’homme qui reconnaît à peine qu’en brisant les sarcophages, un de ses gars "a fait une connerie en manipulant la pelleteuse" à un endroit où il ne devait pas y avoir de creusement [3]. "On ne travaillera plus sur cette partie-là" promet-il.
A écouter Passemar, on pourrait presque croire que la connerie de son ouvrier est avant tout d’avoir mis à jour ce foutu merdier archéologique plutôt que de l’avoir ensuite détruit. Sa panique en tous les cas ne concerne pas tant la destruction d’un bien commun, d’un trésor archéologique ou d’un élément de notre histoire que le chantier Vinci : "Heureusement, on n’a pas trouvé de tombes au milieu du chantier. Sinon ca aurait été une catastrophe" commente le bétonneur. Pour l’archéologie ou pour Vinci ?
Notes
[1] Source : Charente Libre, 15/10/2008.
[2] Selon les spécialistes, il pourrait s’agir d’une nécropole du VIIIe, IXe ou Xe siècle. « Un élément en plomb recueilli sur l’une des tombes brisées devrait permettre aux archéologues de dater plus précisément le cimetière », estime Loïc Guilbot, l’architecte des bâtiments de France. Des sarcophages dans les sous-sols de Charbonnaud ? Tous les historiens angoumoisins sont catégoriques, cela n’a rien d’étonnant. On sait en effet que l’usine de papier à cigarettes a été échafaudée sur les ruines l’abbaye de Saint-Cybard. Un monastère édifié au VIe siècle, remodelé voire reconstruit en totalité au Xe, au XVe et au XVIIe. Or, la tradition est séculaire, les moines et les hommes d’Eglise ont toujours été enterrés à l’intérieur ou à proximité de leur lieu de culte. « On sait aussi que les comtes d’Angoulême, du IXe au XIIe siècle, ont souhaité être inhumés dans ce périmètre, insiste Florent Gaillard, le président de la société archéologique et historique de Charente. L’un d’eux a même été exhumé il y a moins d’un siècle, découvre-t-on dans les livres d’histoire contemporaine : en 1910, on a ainsi retrouvé à deux pas de Charbonnaud, sur le site qui deviendra bien plus tard le CNBDI, les restes de Guillaume IV Taillefer, l’un des plus célèbres comtes d’Angoulême, mort en 1028. « On ne s’en rend pas compte quand on descend l’avenue de Cognac, mais on a sous les pieds d’un gigantesque cimetière », détaille encore l’ABF. Source : Charente Libre, 15/10/2008.
[3] Cité par Charente Libre, réf. cit.
Tags : Angoulême, Charente, médiéval22 novembre 2008
NeoArcheo.org - A Mooving Archaeology
NeoArcheo.org - A Mooving Archaeology
Les buts de NéoArchéo sont de :
* Créer
une plateforme complète intégrant la gestion, la planification et la
publication des sites de fouilles ainsi que l'interopérabilité des
différents acteurs de ces opérations à l'aide de ce portail internet.
* Regrouper
et faciliter l'accès aux informations et données archéologiques et
historiographiques scientifiques présentes sur le World Wide Web.
* Offrir un gain de temps aux chercheurs et étudiants par des services et recherches spécifiques.
Pierre-Emmanuel Lenfant
Ce site procède de l'application des mémoires de Master I et II "Prototype de portail archéologique sous licence libre, applications et exemples" et "Portail archéologique en licence libre, du prototype Archéosite au système de production Néoarchéo" réalisés par Henry-Louis Guillaume et Clément Jamet lors de leurs études à l'Université de Paris I Panthéon Sorbonne, sous la direction de Mr. F. Djindjian, Professeur à l'Université de Paris I Panthéon Sorbonne.
Tags : archéologie29 mai 2008
News d'ici et d'ailleurs #1
DOUAI : un coeur humain vieux de 400 ans, retrouvé intact, pose bien des questions... (lu dans La Voix du Nord - Edition du samedi 24 mai 2008).
En novembre 2007, une équipe d’archéologues mettait au jour un
coeur reliquaire lors d’une campagne de fouilles dans le centre ville
de Douai. Les résultats des premières analyses étaient présentés hier.
Et ils ne manquent pas de piquant.
Enigmes à gogo
Découverts par les équipes de la direction de l’archéologie préventive de la communauté d’agglomération du Douaisis (CAD), l’organe et son contenant ont été analysés à l’hôpital Salengro de Lille puis au laboratoire Arc’Antique et à l’hôpital Laënnec de Nantes. Les premiers résultats sont surprenants.
Une inscription sur le reliquaire indique que le coeur appartenait à Anne de Lens. Mais l’étude ADN révèle que l’organe serait… celui d’un homme !
Toujours sur la boîte, la date de 1580 est mentionnée comme date de mort d’Anne de Lens alors que les archives tablent sur 1577. Enfin, Anne de Lens était épouse d’Adrien de Dion, gouverneur de Louvain (Belgique). Or, la famille de Dion n’a aucun lien avec la ville de Douai. Il n’existe même aucune trace de leur passage dans la cité.
Pourquoi et par qui ce coeur a-t-il été enterré à Douai à la fin du XVIe siècle ?
Pourquoi les dates de décès diffèrent-elles ? Et surtout, à qui
appartient ce coeur si c’est bien celui d’un homme ? Les chercheurs
nagent en plein polar archéologique. Les analyses en cours permettront
peut-être de résoudre ces énigmes.
ARLES, un buste de Jules César repêché ! (lu sur le site de RFI)
« Je l'ai reconnu tout de suite quand il a été au grand jour »,
a déclaré Luc Long en découvrant un buste de Jules César, réalisé de
son vivant, repêché dans le Rhône, à Arles (sud de la France), une
ville fondée par le dictateur romain. Le buste a probablement été jeté
dans le fleuve après l'assassinat de César, durant la période troublée
avant que son fils adoptif Octave devienne le premier empereur romain.
Cette pièce « appartient au patrimoine mondial », explique le directeur des fouilles, l'archéologue Luc Long.
"C'est bien la physionomie de César, je l'ai reconnu tout de suite
quand il a été au grand jour, mais c'est une image nouvelle, avec le
vérisme de l'époque et avant les représentations conventionnelles d'un César divinisé »,
explique l'archéologue, qui a consulté nombre de spécialistes de
l'histoire de l'art comme de la morphologie médico-légale pour
conforter sa découverte. « On retrouve le cou allongé, les plis qui marquent l'âge (il devait avoir une cinquantaine d'années) la pomme d'Adam saillante, le front haut et large, la calvitie bien marquée »
qui, selon l'historien Suétone, lui inspirait tellement de dépit qu'il
avait obtenu de porter une couronne de lauriers pour la masquer.
« Jusqu'à présent, on connaissait 20 à 25 portraits de César -si on élimine ceux de la Renaissance- et ils sont essentiellement posthumes (…) .C'est le seul buste connu du vivant de César, hormis le masque de Turin réalisé juste avant ou juste après sa mort, et c'est le plus ancien », déclare Luc Long, 55 ans, conservateur en chef du patrimoine au Département des recherches archéologiques subaquatiques et sous-marines (Drassm), qui dépend du ministère de la Culture et dont le siège est à Marseille. « Même à Rome, on n'a jamais retrouvé un portrait de César de son vivant », ajoute l'archéologue qui plonge dans le Rhône depuis une vingtaine d'années. « Ce date de l'époque républicaine de Rome et atteste que sur cette rive d'Arles il y avait des références au César vivant qui avait créé la ville ».
« On est tombé sur une zone très riche »
La découverte a été annoncée le 13 mai 2008, mais le buste en marbre a été trouvé par un membre de l'équipe lors d'une campagne menée d'août à début octobre 2007 sur la rive droite du fleuve. « On est tombé sur une zone très riche », explique l'archéologue. Au total, une centaine d'objets ont été sortis de la vase : un chapiteau corinthien en marbre, des colonnes, des statues dont un Neptune sculpté du IIIe siècle après JC et un captif en bronze. Après étude et traitement, tous ces objets devraient être exposés en septembre 2009, au musée d'Arles. « Tous ces objets ont une histoire différente », raconte Luc Long.
Tous les portraits connus de César ont été identifiés grâce aux monnaies puisqu'il a eu le privilège d'avoir frappées de son vivant à son effigie.Le buste, au nez cassé, date vraisemblablement d'entre 49 et 46 avant l’ère chrétienne, au moment où César fonde la colonie romaine d'Arles pour remercier la cité celto-ligure, implantée là, de l'avoir aidé à faire tomber Marseille en construisant douze galères de guerre dans ses chantiers navals.
Cette rive du Rhône, face au centre-ville actuel, maintes fois remblayée, avait été très peu fouillée. Les dernières découvertes laissent penser qu'il y avait là « des édifices publics très importants », estime l'archéologue, alors que de nouvelles fouilles sont prévues.
Luc Long a fouillé les mers de Malte à la Libye en passant par le Gabon, mais c'est dans sa ville natale qu'il a trouvé ce trésor : « c'était sous mes fenêtres », s'amuse-t-il.
Tags : gallo-romain, Jules César, reliquaire















