Archéologie poitevine

L'Association pour le Développement de l'Archéologie sur Niort et les Environs (ADANE) vous souhaite la bienvenue !

08 novembre 2009

Dans la vienne les 12 et 13 novembre 2009

Jeudi 12 novembre

18:30 - MÉDECINE ET ARTS DIVINATOIRES DANS LES ABBAYES BÉNÉDICTINES AU MOYEN ÂGE

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Tarot de Scapini

Conférence de Geneviève Xhayet, docteur en histoire, directrice adjointe au Centre d’histoire des sciences et des techniques, université de Liège. Accès libre. 05 49 50 33 08. maison-des-sciences.org. Espace Mendès France

Vendredi 13 novembre

20:30 - AUTOUR DE POITIERS, LES COMMUNES DE L'AGGLOMÉRATION
Conférence présentation de l'ouvrage "Autour de Poitiers, les communes de l'Agglomération".

Publié dans la collection des Images du Patrimoine, cet ouvrage est le résultat de l'inventaire du patrimoine mené entre 2004 et 2008 par la Région Poitou-Charentes et la Communauté d'Agglomération de Poitiers sur les onze communes de l'agglomération, hors la ville de Poitiers.

Par Thierry Allard et Yannis Suire (Service de l'inventaire, Région Poitou-Charentes) Annie Brillaud et Elodie Leclair (Service Culture et Patrimoine de la Communauté d'Agglomération de Poitiers). Entrée libre. Musée Sainte-Croix - Auditorium

20:30 - LES CHEMINS DE ST JACQUES

Conférence - Diaporama - Débat avec l'Association des Amis des Chemins de Saint Jacques en Vienne, en partenariat avec l'Office de Tourisme de Vendeuvre. Entrée Libre. VENDEUVRE-DU-POITOU - Salle des Fêtes

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31 octobre 2009

2005, fouille au 15 rue Hanc à Poitiers (86)

En 2005, l'Inrap a fouillé au 15 rue Hanc à Poitiers (Vienne)
Situé dans la continuité de la fouille (1983) de la partie orientale d'un vaste bâtiment, la fouille actuelle avait pour but de compléter l'étude de l'édifice, d'en préciser la chronologie et de confirmer son interprétation en tant qu'édifice thermal.
Lire la suite ici

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09 octobre 2009

Les habitats du Mésolithique et du Néolithique récent de l’Essart à Poitiers (86)

Des feux dans la vallée. Les habitats du Mésolithique et du Néolithique récent de l’Essart à Poitiers (Vienne)

Publication avec la collaboration de l'Inrap, sous la direction de Grégor Marchand (CNRS), Presses Universitaires de Rennes, 2009

Collection Archéologie & Culture, 248 p., ill. couleur. Broché : 24 €.
ISBN  978 2 7535 0834 7
www.pur-editions.fr

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L'ouvrage est édité avec le soutien du service régional d'Archéologie de Poitou-Charentes.

Entre 2003 et 2005, l'exploration de l'Essart sur la commune de Poitiers (Vienne) a dévoilé un très vaste habitat du Mésolithique (VIIIe au VIe millénaire avant notre ère) et dans une moindre mesure du Néolithique récent (IVe millénaire). Installés au bord du Clain, à un endroit où la rivière élargie permet un franchissement aisé, les hommes de la Préhistoire sont revenus régulièrement, abandonnant des foyers empierrés et des centaines de milliers de silex taillés.

Au fil de l'enquête, se dévoilent les conditions naturelles particulières qui ont autorisé la transmission d'un habitat de cette ampleur. Saisissant chaque bribe d'information pour les confronter aux connaissances actuelles, les auteurs proposent ici un panorama novateur des peuples mésolithiques entre Seine et Garonne. Dans une nature exempte pour l'essentiel des atteintes de l'Homme, les chasseurs-cueilleurs préhistoriques de l'ouest de la France ont développé des économies basées sur le nomadisme, au gré des ressources et de leurs savoir-faire. De l'acquisition des matériaux lithiques à l'affirmation des identités collectives par les styles et les techniques, les données disponibles évoquent finalement des espaces immenses, zébrés de voies de communication et de réseaux d'échange. Les premières communautés d'agriculteurs néolithiques ne sont pas éloignées de ces campements ; des échanges semblent avoir eu lieu, comme le dénoncent certains outils de l'Essart ; une civilisation va peu après basculer.

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20 juin 2009

Poitiers (86) expose le don Brisson

Musée Sainte-Croix, Poitiers

Claudel, Maillol et Cie...
Le don de Monsieur Brisson,  collectionneur d'art  (1874-1961)

  Du 25 juin au 18 octobre 2009

Poitiers3

Le 27 juin 1953, le Musée de Poitiers inaugurait l’exposition des œuvres offertes par le collectionneur André Brisson. Cet ancien administrateur de société avait consacré une bonne partie de sa vie à constituer patiemment, presque « amoureusement », une collection de tableaux et de statues en bronze. Ses achats, assez éloignés d’une quelconque stratégie spéculative, doivent en revanche beaucoup à l’amicale influence du galeriste, fondeur et marchand d’art Eugène Blot – grand collectionneur lui-même, et défenseur de Camille Claudel, dont il avait organisé des expositions personnelles dans sa galerie au début du XXe siècle. C’est également chez Blot, dans les années 30, qu’André Brisson eut l’opportunité de rencontrer plusieurs artistes dont les toiles viendront enrichir sa collection. L’ensemble des œuvres peintes fait la part belle aux paysages et aux natures mortes, dont la facture entretient des liens plus ou moins directs avec le fauvisme ou l’impressionnisme. Quelques grands noms d’artistes dominent irrésistiblement la collection : Bonnard, Vuillard, Sisley, Boudin, pour les peintres, mais aussi Rodin, Maillol et surtout Camille Claudel, dont les trois éditions en bronze comptent parmi les pièces majeures.

Vers la fin de sa vie, Brisson offrit sa collection au musée de Poitiers, ville dont sa famille était originaire.

LES ANIMATIONS CULTURELLES

• jeudi 25 juin à 18h – entrée libre
Concert-lecture « Parfum de femmes » avec Alain Villard, pianiste, Anne Constantin, soprano, Diane Bonnot, récitante. Musiques de G. Bizet, G. Fauré, C. Debussy, F. Poulenc, C. Chaminade. Textes de V. Hugo, G. Apollinaire, P. Louys

 

• mardi  7 juillet à 18h /  mardi  25 août à 18h / dimanche 13 septembre à 15h / dimanche 18 octobre à 15h
  Visites commentées de  l’exposition au musée Sainte-Croix par Sophie Bozier, guide-conférencière

 

• dimanche 6 septembre à 15h
Lecture d’après le livre de Michèle Desbordes « La robe bleue » relatant la vie de Camille Claudel, par Violaine Vérité et Michèle Kerhoas, comédiennes (Cie Tuchenn)
Tarif : 3,90 € (gratuit pour les moins de 18 ans)

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26 avril 2009

Au CESCM en juin 2009

Colloques

12-13 Juin 2009 : L’imaginaire de la parenté dans les romans arthuriens (XIIe-XIVe siècles)

18-20 juin 2009 : Chapitres séculiers et production artistique au XIIe siècle. Vie canoniale, art et musique à Saint-Yrieix. Inscription et programme.

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17 mars 2009

CR des fouilles de l'Hôpital Pasteur de Poitiers (86) en 2008

Le compte rendu de la fouille préventive réalisée en 2008 à l'Hôpital Pasteur de Poitiers (Vienne) vient d'être mis en ligne sur le site de Eveha.

Les vestiges vont de l'époque gallo-romaine à la période médiévale.
Pour la période gallo-romaine, il est possible qu'ils appartiennent à un seul bâtiment : l'ensemble formerait alors une habitation présentant un plan en U, avec un corps principal bordant la rive sud du Clain.
Pour la période médiévale, rappelons d'abord que l'hôpital est placé à l'intérieur de l'enceinte de l'abbaye bénédictine de Saint-Cyprien fondée en 828 par Pépin Ier roi d'Aquitaine. Un vaste verger ou espace arboré a été mis en évidence. Au sein de cet espace, un vaste pigeonnier hexagonal et enterré a été mis au jour. Il s'agit d'une découverte exceptionnelle de par l'état de conservation des vestiges (4,50 m préservé) et la rareté de ce type de monument pour l'époque médiévale. La plus forte concentration des vestiges médiévaux est située à l'extrémité occidentale de la parcelle. Elle présente un bâtiment imposant, caractérisé par des murs de 1,30 m de large pourvus de contreforts. Seules les puissantes fondations de ce monument du XIIIe siècle sont conservées. En revanche deux à trois autres salles stratifiées viennent s'y appuyer. Il s'agit d'une cave, de latrines et d'une tour. La position géographique de cet espace bâti au sein de l'enclos conventuel coïncide avec la limite nord-est des bâtiments de l'abbaye du XIIe siècle et marque le début de l'aire consacrée aux jardins.

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15 mars 2009

Reportage sur les fouilles du TAP à Poitiers (86) en 2002

Décembre 2002 : quand on commence à creuser à Poitiers (Vienne), on tombe toujours sur des vestiges intéressants. Ce fut le cas pour le futur chantier du Théâtre-auditorium de Poitiers (que l'on n'appelait pas encore le TAP). Les archéologues chargés des fouilles mirent au jour une construction circulaire datant sans doute de la seconde moitié du Ier siècle (peut-être un édifice religieux), ainsi que des boutiques gallo-romaines datant de la première moitié du Ier siècle. 5000m² à fouiller et la présentation des recherches était prévue pour le début du mois de février 2003 !

ICI

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Le coup de gueule de Jean Hiernad - 2008, Poitiers (86)

Trouvé sur le web, cet article est une réaction à l'arrêt des fouilles sur le site du chapitre Saint-Hilaire de Poitiers (Vienne)

Vous reprendrez bien un peu de passé ?

 

Non, les Poitevins attachés à l’histoire de leur ville ne sont pas contents de ce qui se passe à proximité de l’église Saint-Hilaire. Il semblerait qu’on n’ait pas bien estimé l’importance des vestiges enfouis sous l’ancien lycée du Doyenné. Il semblerait qu’on préfère les recouvrir pudiquement d’une chape de béton, « pour les protéger ». On n’aurait pas envie de savoir comment ont vécu et sont morts ceux qui ont peuplé pendant des siècles l’une des grandes collégiales françaises. Ou qu’on n’en ait pas les moyens…
Poitiers, la ville d’Hilaire, de Radegonde et d’Aliénor, est en train, ces temps-ci, de se moderniser à vive allure. Ces grands noms ne nous parleraient-ils plus ? Ces hommes et ces femmes de foi, de pouvoir et de culture seraient-ils en passe de céder la place, dans notre subconscient, à l’argent-roi ?
Lorsque, en 1972, on mit au jour, dans la rue des Carolus, un long tronçon de l’enceinte romaine du Bas Empire, on le détruisit en en découpant le parement en morceaux que l’on promit de reconstituer à proximité. Ces blocs furent jetés à la décharge : on n’en garda qu’un seul, qui sert de témoin ridicule de tout un pan d’histoire. Grégoire de Tours raconte en effet qu’en 587 on transporta au pied de cette muraille le corps de la reine Radegonde, fondatrice du monastère de Sainte-Croix, pour aller l’ensevelir à l’endroit où, hors les murs, allait s’élever bientôt l’église qui porte aujourd’hui son nom. Et Grégoire de préciser que les moniales, massées en haut des tours, pleuraient le départ de leur fondatrice. Lorsque on détruisit les vestiges, un de mes étudiants, Danois d’origine, déclara que « dans son pays, un tel massacre aurait déclenché une révolution ». A Poitiers, rien de tel.
Lorsque, beaucoup plus récemment, on fit des fouilles à l’emplacement de l’ancien couvent des Augustines Hospitalières, on découvrit le mur d’enclos du monastère de Sainte-Croix, rue Saint-Simplicien, et un carrefour de rues romaines, avec les restes d’une fontaine publique et les squelettes de quelques soldats pourvus de leurs armes, typiques de cette époque barbare. Croyez-vous qu’une seule voix se soit élevée pour suggérer qu’on pouvait peut-être conserver sur place ne serait-ce qu’un tronçon de ces restes insignes ? Nenni. Une belle résidence s’élève aujourd’hui, densément bâtie pour ne perdre aucun mètre carré de ce cher terrain.
La voix des hommes de culture est devenue inaudible, celle des hommes de foi se préoccupe davantage du temps présent où il y a tant à faire, il est vrai, celle des enseignants se consacre à des époques beaucoup moins obscures. Nous préférons nous plonger dans la réalité virtuelle et le divertissement, plutôt que de chercher à faire revivre ces vieilles lunes, Hilaire, Radegonde, Aliénor…
Hilaire, parlons-en. On va sauvegarder les vestiges découverts près de la collégiale. En y coulant une dalle de béton. Le rêve de l’aménageur… Et sans doute de certains édiles… Que ne recouvre-t-on l’ensemble de la ville de Poitiers d’une chape « protectrice » afin de pouvoir construire par-dessus, à loisir, les belles résidences dont rêvent d’heureux et fortunés propriétaires, loin des immeubles collectifs ! Plus tard, sans doute, nos descendants auront tout loisir de s’intéresser de nouveau à Hilaire, Radegonde et Aliénor. Nous, nous en savons assez sur ce passé-là. Nous continuons toutefois à lui rendre hommage : les beaux immeubles ne s’appellent-ils pas « les Augustines », ou la « résidence du Doyenné », des noms qui fleurent bon le passé et apportent de confortables revenus ?
Des autorités diverses de la Culture ont donné à chaque fois leur bénédiction à ce qui pourrait bien apparaître comme une entreprise de surdité organisée. Ce sont même elles qui, semble-t-il, ont imaginé la fameuse « chape de béton ». L’existence de ces autorités – qui devraient servir la connaissance désintéressée et préserver ce patrimoine des appétits mercantiles – explique d’ailleurs le plus souvent le désintérêt apparent de nos concitoyens : des spécialistes veillent… Ils ne permettraient pas que… Et pourtant, c’est bien à nous tous qu’il revient de dire si ces « vieilles lunes » doivent ou non être bétonnées. Cela ne vous intéresse-t-il pas de savoir qui étaient ces morts si gênants, dont les sarcophages gisent bien alignés sous la cour de l’ancien lycée ?
L’église Saint-Hilaire d’aujourd’hui est tout ce qu’il reste de visible de tout un quartier disparu, de toute une histoire qui est l’histoire même de Poitiers. La magnifique basilique fut construite sur le tombeau d’un des premiers évêques de notre ville, mort en 367, qui fut en son temps une grande voix entendue d’un bout à l’autre de l’Empire romain, mérita par ses travaux de théologie d’être appelé docteur de l’Église d’Occident, et attira près de lui rien moins que Martin, le fondateur du monachisme occidental ; elle fut vendue en 1799 comme bien national et transformée en carrière. Un grand morceau de son porche gothique est aujourd’hui conservé au Victoria and Albert Museum de Londres. Au XIXe siècle, la nef fut reconstruite et l’église devint le centre d’une paroisse ; le chœur et les absides, miraculeusement conservés, ont livré des sculptures et des restes de fresques comparables à celles de Saint-Savin. Ce peu qui subsiste suffit à la faire classer au patrimoine mondial de l’U.N.E.S.C.O.
Cela ne nous intéresse-t-il pas de savoir comment fonctionnait le collège de clercs qui la desservait et dont l’abbé laïc fut très tôt le duc d’Aquitaine puis, après 1204, le roi de France ? Qui étaient ces chanoines de haut vol qui, après avoir vécu dans des demeures qui constituèrent le bourg Saint-Hilaire, qui s’étendait des Trois Piliers à la porte de la Tranchée, se firent ensevelir autour de la basilique et, sans doute, jusque dans la cour de l’ancien lycée, peut-être aux côtés de quelques-uns des premiers évêques. Les restes de l’Italien Venance Fortunat, mort en 600, évêque de Poitiers, ami de Radegonde, et l’un des derniers grands poètes de la latinité à l’antique, se trouvent peut-être parmi eux. Comment tous ces vestiges s’inscrivaient-ils dans la grande nécropole païenne qui gît sous le quartier Saint-Hilaire et la promenade de Blossac et dont tout ce que nous savons se résume aux notes prises au XVIIIe siècle par le bénédiction Dom Fonteneau ? Poitiers serait-il devenu insensible à un monument-phare de son histoire ? Phare est bien le mot : jusqu’à la Révolution, avait lieu le « reguet » au cours duquel le maire et les échevins venaient assister à un Te Deum à Saint-Hilaire et allumer une lanterne à son clocher, pour commémorer la légende rapportée par Grégoire de Tours et Fortunat, selon laquelle, en 507, Clovis aurait été guidé, dans sa lutte contre les Visigoths d’Alaric, par un globe de feu sorti de la basilique.
Bien sûr, il arrive que l’on fouille, et à grands frais. Quand on ne peut pas faire autrement. Pour établir au cœur de la ville, sur les restes d’un couvent de Cordeliers, une galerie marchande vitale pour le commerce et le parking souterrain qui doit l’accompagner. Pour creuser les espaces techniques nécessaires au théâtre-auditorium. Mais ici, rien de tel. On ne fouillerait donc pas ?
Et pourtant, la collégiale Saint-Hilaire et son environnement sont au moins aussi importants pour la connaissance du passé que le cloître des Cordeliers… Ce seraient donc les aléas de l’économie et les appétits des promoteurs privés qui susciteraient une fouille ici, une chape de béton là ? En une ville célèbre pour ses études médiévales. En une cité naguère fière de son patrimoine ?

 

Il faut évidemment fouiller les vestiges de Saint-Hilaire. En tout cas, ne rien y construire, car on imagine bien ce qu’une dalle de béton signifierait pour ces restes fragiles. Et trouver l’argent. On sait toujours trouver l’argent, lorsqu’on en ressent la nécessité.

 

Notre ville, au fond, n’est ce qu’elle est que parce qu’Hilaire, le premier, avant Radegonde, Aliénor et d’autres y a vécu et a porté au loin sa renommée.

 

L’aventure de la connaissance ne réside pas seulement dans le futur.

 

Jean Hiernard
professeur d’histoire ancienne
à l’université de Poitiers

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Poitiers (86), 2005 les fouilles de la ZAC Saint Eloi

Un complexe cultuel se trouvait à l'emplacement la ZAC de Saint-Éloi, sur le plateau à l'est de la ville de  Poitiers (Vienne). Ils ont été mis au jour lors de fouilles de sauvetage avant un chantier d'extension de la ZAC, à l'est du groupe scolaire Pablo Neruda. C'est l'INRAP qui a mené les fouilles archéologiques.
Quelques infos ICI.


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Poitiers (86), le site mésolithique de l'Essart

La fouille de L’Essart (Poitiers, Vienne) permet pour la première fois dans l’ouest de la France de saisir un type d’habitat très particulier, installé en bord de rivière et très marqué par les arts du feu. De 2003 à 2005, les fouilles sur le site de l’Essart à Poitiers ont permis d’identifier de nombreuses structures de combustion dans un niveau attribué au Mésolithique final.        

Le site, menacé par une gravière, a été exploré en plusieurs phases. Il était préservé sur environ 2500 m² dans un niveau limoneux surmontant la grave (cailloutis alluviaux), sous un demi-mètre de limons récents. Nous avons pu le fouiller pour une bonne part, en ayant soin notamment d’en chercher toutes les limites, ce qui permet de discuter ici de l’extension de l’habitat préhistorique. Le substrat du site affecte une forme de dôme entouré à l’est par le Clain, à l’ouest par un chenal. Des vestiges abondants attribués au Néolithique récent gisaient dans la moitié inférieure d’une couche de limons bruns. Immédiatement sous-jacent, un niveau d’une dizaine de centimètres, situé au sommet de limons oranges, contenait des structures empierrées : 39 structures de combustion (soles circulaires posées à plat d’environ un mètre de diamètre) et 14 vidanges de foyers.

Le blog de Gregor Marchand livre de nombreuses informations sur cette fouille et des résultats scientifiques.

http://blogperso.univ-rennes1.fr/gregor.marchand/index.php/post/2008/01/02/Fouille-de-lEssart-Poitiers-Vienne

Avant la monographie définitive du site de l’Essart (aux Presses Universitaires de Rennes en 2009), voici en document joint un article concernant l’analyse spatiale sur ce site de la fin du Mésolithique. Actes du colloque UISPP de Lisbonne, tenu en septembre 2006. A retrouver ici :une annexe

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