06 novembre 2009
Séminaire sur la publication du castrum d'Andone (16)
reçu par mail Le
prochain séminaire du Master 2 "Archéologie et Histoire", option Mondes
médiévaux et modernes, de l'année universitaire 2009-2010 aura lieu le mardi 10 novembre à 8 h 45,
(Université Rennes 2, campus de Villejean, bâtiment N, salle 104). Il
accueillera Luc BOURGEOIS (Université de Poitiers). Celui-ci nous
présentera la publication de la fouille du castrum d'Andone (Charente).
Le séminaire est ouvert à tous. (Resp. du séminaire : Pierre-Yves Laffont, Université Rennes 2-UMR 6566)
14 septembre 2009
Andone (16), castrum de l'an mil
Fiche brepols ( http://www.brepols.net/catalogue/index.jsp?mpk=20295&art=1342624 )
Publications du Centre de Recherches Archéologiques et Historiques Médiévales
Une résidence des comtes d'Angoulême autour de l'an mil : le castrum d'Andone (Villejoubert, Charente)
Publication des fouilles d'André Debord (1971-1995)
L. Bourgeois (éd.)
560 p., 220 x 280 mm, 2009, Hardback
ISBN 978-2-902685-66-0, EUR 51.88
Disponible/Available
French Text:
Depuis plusieurs décennies, la genèse du château médiéval fait l’objet de débats entre historiens, historiens de l’art et archéologues. Si la question est si délicate, c’est en partie parce que la majorité des forteresses médiévales que nous connaissons aujourd’hui ont connu de très longues périodes d’occupation et des transformations permanentes occultant leurs états les plus anciens.
La résidence fortifiée d’Andone présente l’avantage pour le chercheur d’avoir été désertée dans les années 1020, après moins d’un siècle d’occupation, ce qui amena André Debord à se consacrer pendant 25 années à la fouille archéologique du site et à l’examen des nombreux textes régionaux contemporains. Luc Bourgeois et son équipe ont poursuivi ce travail, mettant à profit les progrès de l’archéologie pour achever l’analyse de la masse considérable des découvertes (116 000 pièces de mobilier) et comprendre l’organisation du bâti. Seule demeure princière de cette époque exhaustivement fouillée en France, le castrum d’Andone est ainsi devenu un site emblématique, remarquable illustration du passage des résidences de l’élite carolingienne au château féodal.
La butte naturelle d’Andone est fortement transformée par la mise en place du castrum dans la seconde moitié du xe siècle. À l’intérieur d’une enceinte maçonnée ovale couronnée par un chemin de ronde, des bâtiments en pierre s’adossent au mur de courtine. À l’étage de l’un d’eux se trouve une vaste aula, emblématique de l’habitat des grands de cette époque. Si l’étude des textes permet d’en savoir plus sur les stratégies politiques qui ont prévalu à l’installation de la dynastie des Taillefer, comtes d’Angoulême, et à leur abandon du site, le mobilier découvert lève le voile sur les activités qui s’y déroulent et le rapport de cette résidence avec l’environnement naturel. Les objets utilisés et rejetés dans l’enceinte témoignent d’un large éventail d’activités, du jeu à la guerre, des tables de fête à l’exploitation du domaine, de la métallurgie locale au commerce à longue distance. Ils se prêtent dans cette monographie à la constitution d’une véritable collection de référence, richement illustrée, replacée dans le cadre de l’Europe occidentale, et autorisent une meilleure compréhension de la vie quotidienne des puissants du xe siècle.
Luc Bourgeois est maître de conférences d’archéologie médiévale à l’université de Poitiers (Centre d’études supérieures de civilisation médiévale). Ancien élève de l’Institut National du Patrimoine, il est titulaire d’un doctorat en archéologie (Université Paris I-Panthéon Sorbonne) et d’une habilitation à diriger des recherches (Université de Poitiers). Ses travaux portent principalement sur les agglomérations et les pôles du pouvoir du haut Moyen Âge.
André Debord (1926-1996), titulaire d’une thèse d’État sur « la société laïque dans les pays de la Charente, xie-xiie siècles », poursuivit ses recherches, portant sur l’occupation du sol, le peuplement et les châteaux, à l’université de Caen où il devint professeur en 1978. Conscient du potentiel de l’archéologie concernant ces questions, il décida d’ouvrir à Andone un chantier de fouille, qu’il dirigea de 1971 jusqu’à ses dernières années.
Tags : carolingien, Charente, haut moyen age01 août 2009
Une société de pierre : les épitaphes carolingiennes de Melle (79) à partir de septembre 2009 en expo
L’ensemble épigraphique découvert autour de l’église Saint-Pierre de Melle (Deux-Sèvres) est exceptionnel à la fois par son importance numérique, sa qualité matérielle et littéraire et son apport historique. Sur les douze épitaphes carolingiennes connues en Deux-Sèvres, onze viennent de Melle.
Réunissant pour la première fois l’intégralité de la collection,
l’exposition « Une société de pierre. Les épitaphes carolingiennes de
Melle » vise à mettre en valeur ce patrimoine encore méconnu. Elle sera inaugurée le 3 septembre 2009 à l'occasion du congrès international d'épigraphie de Poitiers (Vienne).
Elle a été conçue par la Société archéologique et spéléologique du Mellois et le Centre d’études supérieures de civilisation médiévale (Université de Poitiers/CNRS) et réalisée en collaboration avec l’équipe municipale de Melle.
Fouilles de 1992 au cours desquelles la plupart des épitaphes ont été découvertes.
Epitaphe d'Alradus.
Commissaire de l'exposition : Cécile Treffort, du CESCM, auteur de Mémoires carolingiennes. L’épitaphe entre célébration mémorielle, genre littéraire et manifeste politique (milieu VIIIe-début XIe siècle) (Résumé et critique de ce livre : http://crm.revues.org/index6613.html
Tags : carolingien, Deux-Sèvres, expositions, haut moyen age, Melle, musées, épigraphie, épitaphes
09 juillet 2009
Les mines de Melle (79), petite vidéo
Tags : carolingien, Deux-Sèvres, haut moyen age, Melle, mines29 mai 2009
Où fouiller en 2009 (5)
Charente-Maritime
Jonzac, Eglise Saint-Gervais Saint-Protais 29/06/2009 28/08/2009
Nécropole mérovingienne VIe-VIIIe siècles
Gîte communal (dortoirs, sanitaires, cuisine et salles pour les repas) disponible également le week end, les repas du lundi au vendredi soir sont pris en charge par la fouille
18 ans, vaccination à jour, expérience recommandée, 2 semaines minimum
Léopold
Maurel, Archéologue départemental de
15 mars 2009
Reportage photo sur les fouilles médiévales de Faye sur Ardin (79) en 2008
Un album photos (16 clichés de la Nouvelle République du Centre Ouest) sont depuis peu sur le net.
Ils présentent l'intervention de l'INRAP sur la commune de Faye sur Ardin (Deux-Sèvres) sur un site du haut moyen âge : village et nécropole.
Accroupis bottes aux pieds et truelle à la main ou aux commandes d’une pelle mécanique, les archéologues de l’Inrap sont à pied d’œuvre depuis un peu plus de deux mois à Faye-sur-Ardin. Juste derrière l’église et le cimetière de la petite commune, leur chantier de fouilles qui s’achève a permis de mettre au jour ce qui semble être un village vieux de 1.000 ans.
En 2006, le terrain, voué à accueillir un lotissement privé, avait été sondé trois jours durant par les archéologues. Quatre tranchées avaient alors révélé des traces de vestiges, à moins d’un mètre de profondeur. Prometteur. Et suffisant pour lancer une opération de fouilles préventives commencée en octobre 2008.
Depuis, les chercheurs ont été de découvertes en surprises. Sur une surface de fouilles de 4.400 m2, entre 60 et 70 silos ont été trouvés. Au Haut Moyen-Age, entre le VIIIe et le Xe siècle, « on y stockait le grain, ainsi à l’abri des prédateurs tels que les souris », explique Emmanuel Barbier, responsable de l’opération de fouilles, avant de dessiner du doigt une voie gallo-romaine, que devaient emprunter charrettes et piétons.
Fourches, couteaux, verrerie, clés ont été déterrés, mais aussi un four, de nombreuses meules, un pressoir, qui témoignent de la présence d’ateliers artisanaux. D’autres éléments dessinent, en négatif, ce que pouvait être la vie à Faye il y a dix siècles. Comme ce morceau de baie vitrée, qui « met à mal l’image du plouc croûteux », lâche dans un rire Emmanuel Barbier. Et qui renseigne sur le bâtiment de ferme plutôt cossu qui devait se trouver là.
Mais la grande surprise de ces fouilles reste pour les archéologues de l’Inrap la quarantaine de sépultures déterrées. Certaines renfermaient des squelettes parfaitement conservés. L’un d’eux avait encore au doigt une bague du VIIIe siècle.
Le tout obéissant à une organisation très cohérente, ces découvertes seraient ainsi contemporaines. « On aurait l’équivalent de tout un village, ajoute Emmanuel Barbier. Dans le secteur, c’est inédit.
A découvrir ici :
Tags : carolingien, chantier de fouille, Deux-Sèvres, haut moyen age, INRAP, médiéval, Mérovingien11 février 2009
L'Houmeau (17) chai antique, nécropole carolingienne etc... au sommaire de l'INRAP
Un chai antique et une nécropole carolingienne dans l’agglomération de La Rochelle , commune de l'Houmeau (charente-Maritime)
Dans l'agglomération de La Rochelle, près d'un millénaire d'occupations, entre le IIe et le Xe siècle,
a pu être étudié avant l'aménagement de lotissements. La fouille, menée
sur 5 ha pendant 8 mois, a mis en évidence un chai antique, des espaces
d'inhumation antiques et médiévaux et un habitat du haut Moyen Âge. Ces
découvertes s'insèrent dans une maille serrée d'implantations antiques
et médiévales autour de La Rochelle
Toutes les infos sur http://www.inrap.fr/archeologie-preventive/Decouvrir/Multimedias/Toutes_les_decouvertes/p-2483-Un_chai_antique_et_une_necropole_carolingienne_dan.htm
04 janvier 2009
L'époque mérovingienne à l'honneur à Metz
Le musée de Metz organise un cycle de conférences sur l’époque mérovingienne où les historiens et les archéologues feront l’état des lieux des dernières connaissances. A suivre !
• Jeudi 8 janvier 2009 à 18h00
Olivier Faye, archéologue à l’Institut National de Recherches Archéologiques Préventives(INRAP), commentera la fouille de la nécropole de Norroy-le-Veneur. Ce site regroupe 315 sépultures des VIe et VIIe siècles.
• Jeudi 12 février 2009 à 18h00
Jacques Guillaume, ingénieur de recherche au CNRS, exposera les recherches sur le travail des artisans des métaux de l’époque.
• Jeudi 12 mars 2009 à 18h00
Christine Riquier-Bouclet, directrice du Laboratoire d’archéologie des métaux de Jarville-la-Malgrange, commentera la restauration des objets en métal.
Toutes les conférences sont gratuites mais le nombre de places étant limité, la réservation est obligatoire.
Renseignements et réservation
Musées de Metz Métropole La Cour d’Or
2 rue du Haut-Poirier - 57 000 Metz
Tél. 03 87 68 25 00
Le musée de la Cour d’Or
20 décembre 2008
Le doyenné de Candé aux XIe et XIIe siècles
Le doyenné de Candé aux XIe et XIIe siècles : Organisation de l'espace et structures sociales
Par Michel Pecha (Ecole doctorale d'Angers)
La disparition de la romanité entraîne la dislocation des villae. L'habitat rural se disperse. La concentration des hommes débute sous les carolingiens pour culminer aux XIe et XIIe siècles. Les paroisses, émergentes au VIIIe siècle en cette région, se fragmentent et se multiplient dans les espaces reconquis. L'évêque Ulger, vers 1140, obtient la restitution des paroisses par les laïcs. La possession épiscopale est temporaire, les paroisses revenant aux abbayes. Des villages se créent autour de l'enceinte sacrée église cimetière, plus nettement dans le voisinage des châteaux, comtaux devenus seigneuries châtelaines par l'usurpation des droits du ban (affaiblissement du pouvoir comtal entre 1060 et 1109). A la fin de la période, le pouvoir politique est détenu par le sénéchal du lointain comte-roi, l'évêque contrôle les abbayes, celles-ci privilégient la longue durée, investissent, contrôlent et dominent l'espace et les hommes, les nobles, sacrifiant l'avenir au présent, abandonnent une part de revenus. Le peuple arrive à survivre par l'extension de l'ager. L'économie et la démographie progressent discrètement. Le territoire est, à la fin du XII siècle, entièrement humanisé.
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Pecha2006.pdf |
Mythologie celtique comparée
Bestiaire mythique, légendaire et merveilleux dans la tradition celtique : de la littérature orale à la littérature écrite : étude comparée de l’évolution du rôle et de la fonction des animaux dans les traditions écrites et orales ayant trait à la mythologie en Irlande, Ecosse, Pays de Galles, Cornouailles et Bretagne à partir du Haut Moyen Âge, appuyée sur les sources écrites, iconographiques et toreutiques chez les Celtes anciens continentaux
par Dimitri Nikolai Boekhoorn (BC - Laboratoire Bretagne et pays Celtiques. UHB)
Thèse soutenue à Université Rennes 2 University Collège Cork (26/06/2008), Gwendal Denis ; Pádraig Ó Riain (Dir.)
L'auteur propose d'étudier le « bestiaire celtique », entendu comme
l'ensemble des animaux réels avant tout, dans la littérature celtique
du Moyen Âge. A travers les textes mythologiques, héroïques et
hagiographiques surtout, une vue d'ensemble sera établie. Il veut
savoir ce que sont devenus les animaux cultuels de l'Antiquité dans les
textes médiévaux ; il étudie également le rôle et le symbolisme des
autres animaux de la tradition médiévale, qui n'étaient pas forcément
importants pendant l'Antiquité ; il fait le tour de la question en
donnant un aperçu du corpus étudié, en faisant des références à
d'autres traditions (indo-européennes entre autres), en comparant la
tradition médiévale au folklore (pré-moderne), en décrivant plusieurs
aspects du bestiaire : la question épineuse de l'existence de pratiques
comme le chamanisme et le totémisme et de l'applicabilité de ces termes
sera abordée ; il sera question des sonorités et de la musique que
produisent les animaux ; des aspects comme la métamorphose, la
métaphore, l'onomastique et la classification animales seront discutés
avant de fournir, dans la deuxième partie, un catalogue des animaux,
dans lequel le symbolisme et le rôle de chaque espèce seront analysés
de façon succincte ; la troisième partie est une étude type qui vise à
analyser le bestiaire contenu dans un texte hagiographique breton, la
Vie de saint Malo et à apporter quelques éléments qui prouveraient
l'appartenance de la Bretagne armoricaine à l'espace culturelle des
îles celtiques, qui comprend aussi l'Irlande, l'Île de Man, l'Ecosse,
le Pays de Galles et la Cornouailles.
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theseBoekhoorn.pdf |



















