Ces pharmacies anciennes qui ont du cachet
Vienne, Poitiers, pharmacie
La devanture en bois de la pharmacie, rue Carnot.
Deux autres pharmacies du centre-ville ont conservé leurs boiseries du début du XX e siècle. Elles sont situées dans le bas de la Grand-Rue et rue Carnot.
Trois pharmacies du centre-ville ont gardé leur cachet du début du XXe siècle. Nous avons présenté, dans notre édition d'hier vendredi la Pharmacie de la gare, créée par le grand-père de Jean Lenoble où celui-ci exerce toujours. Un pharmacien attaché à ce patrimoine.
Dans le bas de la Grand-Rue, Anne Métayer l'est tout autant. Elle exerce dans la pharmacie depuis quarante ans. « C'est mon univers, mon cocon », confie la septuagénaire en portant son regard sur les élégantes étagères en chêne où elle a disposé des flacons. Leurs contenus étaient utilisés autrefois pour diverses préparations. « On ne nous en demande plus depuis une vingtaine d'années mais on prépare toujours des pommades et des lotions », souligne-t-elle. Elle a procédé à des agencements en enlevant « l'énorme comptoir ». Mais elle n'a pas supprimé la porte qui sépare la partie accueil des clients de la partie stockage de médicaments. Des motifs floraux ont été gravés sur le verre dépoli. Elle est surmontée d'une pendule. La vitrine ne présente rien de particulier. La devanture de la pharmacie Carnot au style néo-renaissance attire par contre les regards. Entièrement en bois sculpté, elle date du XIXe siècle. Le pharmacien n'ayant pas souhaité nous rencontrer, nous ne pouvons montrer l'intérieur de l'officine de style art nouveau (début du XXe siècle). Les éléments de décoration sculptés dans le bois ou peints sont particulièrement intéressants. Dans l'ouvrage " Poitiers à la lorgnette " de Laurence Mondon et Gérard Simmat (chez Michel Fontaine éditeur), sont évoqués « une ambiance un peu tamisée, des boiseries patinées par le temps, de vieux mortiers en cuivre et en marbre et des pots très anciens qui servaient encore dans les années trente. »

