Auch : les travaux de la caserne Espagne devront attendre
Publié le 31/05/2013 à 06h00 Par Caroline Muller
Le projet d’aménagement du quartier est ralenti par des fouilles archéologiques.
Depuis le mois de février, les archéologues de l’Inrap (Institut national de recherches archéologiques préventives) effectuent un diagnostic du site de la caserne Espagne, une procédure réglementaire sur tout site ancien.
Fin février, ils auraient découvert « la maison de force » où l’on enfermait les mendiants auscitains à la fin du XVIIIe siècle, grâce à des tranchées dans le sol. Pour le moment, cette découverte ne remet pas en cause le projet d’aménagement de l’ancienne caserne Espagne, mais le service régional de l’archéologie de la Drac (Direction régionale des affaires culturelles) attend encore le rapport de l’Inrap pour recouper les informations recueillies avec les plans des archives militaires. « Il faut voir s’il s’agit bien de la maison de force ou si ce n’est pas quelque chose de plus ancien », explique la Drac.
Un projet en stand-byDe son côté, le préfet du Gers, Jean-Marc Sabathé, voudrait accélérer la procédure afin que la maître d’ouvrage, Sylvie Caulet, puisse commencer les travaux sur les parcelles non concernées par les fouilles. « On sent qu’il y a une forte demande pour que le projet aboutisse, poursuit-on à la Drac. Mais nous ne sommes pas là pour le bloquer. On fait seulement les choses dans l’ordre. Tout le monde s’affole mais une grande majorité du terrain (la rive droite) ne subira pas de fouilles archéologiques. Si la direction générale des finances (encore propriétaire du terrain jusqu’à l’obtention du permis de construire par Sylvie Caulet) demande une libération anticipée de cette partie du terrain et que la maître d’ouvrage dépose un permis de construire, les travaux pourraient commencer sur la rive droite. Mais rien n’est sûr. Il faut d’abord attendre le rapport de l’Inrap. »
Une deuxième vieCe retard n’inquiète pour autant pas Sylvie Caulet qui reste confiante et motivée à réhabiliter la friche militaire. « Il est vrai que je ne pensais pas que les choses se passeraient comme ça quand j’ai monté le projet. Mais c’est normal, c’est dans l’ordre des choses, confie-t-elle. Je ne suis pas opposée à ces recherches, au contraire. C’est un site important et c’est intéressant de connaître l’histoire du lieu. »
Pour le moment, les travaux sont reportés à une date inconnue. « Il faut attendre tranquillement que les archéologues fassent leur métier », assure calmement la maître d’ouvrage. Seule ombre au tableau, les nouveaux textes de lois parus en 2013, qui obligent Sylvie Caulet à reconstituer l’ensemble de son dossier. « Dès que j’aurai le feu vert, je devrai refaire le dossier, relancer des études pour pouvoir déposer le permis de construire, qui prendra en compte les résultats des études archéologiques. »
Le projet d’envergure de Sylvie Caulet vise à donner à ce terrain une deuxième vie. « Mon but est de créer un nouveau quartier », expliquait-elle au moment de la vente. Appartements, loft, duplex, villas et galerie marchande, la maître d’ouvrage voit les choses en grand. Une foire aux chevaux en partenariat avec le Circ et Ciné 32 est également prévue, ainsi qu’un programme d’arts plastiques, un festival et un événementiel lié au vin et au terroir. Un beau projet qui devrait ravir les Auscitains… dans quelques années.
Auch
Source de l'information et photographie:http://www.sudouest.fr/2013/05/31/les-travaux-de-la-caserne-espagne-devront-attendre-1069855-2277.php
