Annonce de la soutenance de thèse de
M. Jean-François DREYER
ESPACE ET TERRITOIRES RURAUX EN CORNOUAILLE (XVe- XVIe SIÈCLES)
Université Rennes 2 - Bâtiment A - Salle Jacques Léonard
vendredi 6 décembre à partir de 14 h 30
La soutenance est publique, l'entrée est libre
Jury :
Mme Annie ANTOINE, (Directrice de thèse) Professeur d’Histoire Moderne, Université Rennes 2
Mme Corinne BECK (Rapporteur), Professeur d’histoire médiévale, Université de Valenciennes
M. Michel NASSIET (Rapporteur), Professeur d’histoire médiévale, Université d’Angers
M. Jean-Marc MORICEAU, Professeur d’histoire Moderne, Université Caen Basse-Normandie
M. Samuel LETURCQ, Maître de conférences d’histoire médiévale, Université de Tours
M. Daniel PICHOT, Professeur émérite d’histoire médiévale, Université Rennes 2
Résumé de la thèse
Les rentiers et aveux du début du XVIe siècle sont des sources financières qui émanent de la Chambre des comptes de Nantes, institution en charge de la gestion du domaine royal de Bretagne. En 1538, il fait l’objet d’une réformation ordonnée par le roi François Ier, au cours de laquelle les rentiers sont de nouveau élaborés, voire restaurés, et les aveux se multiplient. L’intrusion des délégués du roi en charge de la réformation dans le domaine de Cornouaille constitue le point de départ d’une enquête de terrain où les débirentiers et les vassaux du roi répondant à l’appel du souverain, décrivent avec parfois beaucoup de précisions les terres qu’ils exploitent et les seigneuries qu’ils possèdent. L’exploitation de ces sources permet d’étudier les rapports que les hommes, nobles et tenanciers roturiers, entretiennent avec la terre. Au gré des dépositions écrites et orales, la perception que les acteurs de la société rurale ont de leur espace diffère selon leur appartenance sociale. Composés de petits nobles ancrés dans leur domaine, d’une bourgeoisie rurale en gestation et d’un grand nombre de paysans, ces acteurs définissent leur espace vécu et perçu, et leur espace social. Constitué de territoires de la plus grande échelle (la tenure) à la plus petite (les terroirs et leur finage), le paysage de Cornouaille est marqué par l’empreinte de l’homme. Qu’il soit noble, notable ou simple paysan, il révèle une société rurale dynamique, défendant avec vigueur les terres dont il a l’usage, soit à titre personnel, soit collectivement. Dès lors, la réformation de 1538 permet de valoriser la Cornouaille et de l’insérer dans les prémices de l’âge d’or de la Bretagne.
En savoir plus : http://www.sites.univ-rennes2.fr/cerhio/spip.php?article1371
Renseignements : annie.antoine@univ-rennes2.fr