Le sauvetage de la cabane du vigneron
Hier matin, le vigneron avait rallumé la cheminée. Au lieu-dit « Guérinet », à Saint-Georges-de-Rex, les vignes ont disparu depuis belle lurette mais l'ancienne cabane est presqu'intacte. L'un des derniers vestiges d'une architecture paysanne, humble et sans prétention, posée au milieu de la plaine d'où l'on aperçoit les clochers des villages. Et qui témoignait de l'importance du vignoble dans ce secteur, dont on devine quelques rangs abandonnés dans les environs.
Il y a quelques années, la cabane du vigneron, avec sa cuve enterrée, n'était plus que ruine. Cédée par Paule Faity à la mairie, qui a ensuite acquis une parcelle de 200 m2, la petite maison a retrouvé sa jeunesse du XIXe, d'avant les ravages du phylloxera, grâce à la ténacité de l'Association des jeunes Rexois, que préside Mickael Malineau. Depuis 2007, une quinzaine de jeunes de Saint-Georges-de-Rex, Saint-Hilaire-la-Palud et Arçais ont entrepris de restaurer ce petit patrimoine menacé. Après maints chantiers, avec le soutien de mécènes publics et privés, la contribution bénévole d'un maçon, la cabane est maintenant hors d'eau et peut accueillir du public et aussi des chouettes qui l'habitent parfois, ce secteur de plaine étant particulièrement riche sur le plan ornithologique.
Ce samedi matin, une petite équipe a participé à la plantation symbolique de quelques pieds de vigne et d'arbres fruitiers sous le regard reconnaissant de René Mathé, le maire, emballé par « l'énergie des jeunes ». Une légitime fierté pour la bande de copains qui a entrepris le sauvetage de l'un des derniers témoins d'une culture locale disparue.
