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Archéologie poitevine
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16 août 2013

La médecine populaire d'antan

Loir-et-Cher - Romorantin-Lanthenay - Patrimoine
16/08/2013 05:35
 
Manon Ecoutin, auteure d'un article sur l'utilisation des simples en Sologne autrefois, devant une eupatoire chanvrine, aux vertus médicinales.
Manon Ecoutin, auteure d'un article sur l'utilisation des simples en Sologne autrefois, devant une eupatoire chanvrine, aux vertus médicinales.

Chaque vendredi d’août, le Grahs (*) raconte l’histoire de la Sologne. Cette semaine, les simples, plantes médicinales, sont à l’honneur.

Les anciens Solognots se souviennent tous des tisanes d'une grande amertume qu'ils devaient ingurgiter dans leur adolescence pour purifier leur sang ou lutter contre une fièvre. La plante était la petite centaurée avec laquelle les parents imposaient des cures de dix à quinze jours à leur progéniture. Il y avait bien d'autres simples – c'est-à-dire des plantes utilisées seules – d'un usage courant quand les antibiotiques ou les substances chimiques modernes n'existaient pas. Dans le jardin de chaque maison, on cultivait des lis blancs, pas seulement pour l'agrément. Les pétales étaient cueillis et conservés dans l'alcool pour pouvoir être utilisés toute l'année. Une plaie pouvait guérir avec ces pétales étalés sur la blessure et mis sous pansement pendant quinze jours.

Quelques dizaines d'autres plantes étaient aussi utilisées pour se soigner. Par exemple, la ronce à cinq feuilles en gargarisme pour les maux de gorge, la racine de consoude pour les traumatismes et le mal de dent (en emplâtre), l'écorce de bourdaine pour la constipation (une seule infusion suffisait pour obtenir l'effet désiré), la tisane de feuilles de frêne pour lutter contre les rhumatismes, etc.
Pour un certain nombre de ces plantes, l'effet bénéfique était réel. Pour d'autres, nos anciens s'en remettaient aussi à une sorte de magie. Comme avoir en permanence dans sa poche des marrons pour guérir une poussée d'hémorroïdes ou stopper l'évolution d'une arthrose. Si vous cherchez bien autour de vous, vous trouverez des gens qui cherchent à se guérir de cette façon. En recourant par exemple aux « toucheuses », ces femmes qui mettent leur don au service de leurs semblables, sans chercher rémunération. Il y en avait dans tous les villages solognots, il y a encore une dizaine d'années… Beaucoup de patients faisaient appel à elles en cas de zona ou pour arrêter le feu des brûlures.
On peut également évoquer quelques bons saints de nos églises de village, des bénédictions d'eau, de sel, de cierges ou d'animaux pour éloigner les maladies. Le sujet est trop vaste et il relève de l'histoire et des légendes. Revenons aux simples… Nous avons tous des petites misères pour lesquelles elles peuvent faire merveille.

Pour en savoir plus sur ces sujets, les auteurs du Groupement de recherches archéologiques et historiques de Sologne, spécialistes de ces thèmes, Bernard Heude et Manon Ecoutin. Plus précisément les bulletins « La Sologne et son passé » n ° 34, 36, 37, 49 et 55. En vente dans les maisons de la presse et sur www.grahs.1901.org.

Source de l'information et photographie : http://www.lanouvellerepublique.fr/Loir-et-Cher/Loisirs/Patrimoine-tourisme/n/Contenus/Articles/2013/08/16/La-medecine-populaire-d-antan-1579632

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