Les Journées européennes du patrimoine en Vendée
L’église de la Chaize-Giraud
Initialement bâtie au XIIe siècle, l’église a été reconstruite à la fin du XIXe siècle. Seule subsiste la façade de style roman poitevin avec son portail ouvragé. Deux arcatures aveugles abritent des sculptures en haut-relief très abîmées, qui représentent, à gauche l’Annonciation, à droite l’Adoration des Mages
La tour Moricq à Angles
La tour de Moricq est édifiée sur l’ancienne motte féodale et sur les ruines du château fort originel. Elle a conservé ses voûtes romanes en sous-sol. Elle avait pour fonction de protéger le port de Moricq qui exportait du vin, des céréales et du bois vers La Rochelle et Bordeaux. Utilisée par les protestants pendant les guerres de religion (1565-1628), elle sert ensuite de prison après la révocation de l’édit de Nantes. Au XVIIIe siècle, les marais avoisinants sont asséchés, la tour est alors transformée en grenier à blé.
Au début du XXe siècle, la cessation d’activité du port signe l’arrêt de mort de cette forteresse médiévale. Classée monument historique en 1915, elle se dégrade peu à peu. En 1988, la commune acquiert la tour et lance des travaux de restauration. Témoin du passé maritime d’Angles, elle renaît occasionnellement de ses cendres en hébergeant diverses animations.
Le château de la Guignardière à Avrillé
Il fut construit vers 1555 à Avrillé pour Jean Girard, panetier de Henri II. L’architecte conçoit un plan grandiose, rigoureux, sévère, abandonnant le vocabulaire traditionnel de la Renaissance et annonçant déjà les beautés du classicisme.
En 1563, son propriétaire est assassiné et le chantier gigantesque abandonné.
Au XVIIIe siècle, le grand étang est creusé et dallé. Le comte Sylvestre du Chaffault participe à la reconstruction du château. Mais le comte, royaliste, recherché après l’arrestation de Louis XVI doit émigrer. À son retour d’exil, les républicains ont pillé le château, bûché ses armoiries et fusillé ses enfants.
Au début du XIXe siècle, le marquis de Saint Denis, passionné d’agriculture développe le domaine, transforme le parc à l’anglaise et le plante d’arbres exotiques : magnolias grandi-flora, cyprès chauves, zelkovas, séquoia…
Son successeur Henri Luce de Tremont songe aussi à terminer le château mais il se contente… d’en déplacer le perron, au centre du logis sur la façade.
Le château est aujourd’hui le siège de nombreuses animations, dont le parcours de jeux-énigmes « Le château des aventuriers ».
Le château de Bessay
Situé à une trentaine de kilomètres des côtes vendéennes, ce château à l’architecture Renaissance est aujourd’hui composé de deux tours, reliées par un corps de logis datant des XVIIe et XVIIIe siècles. C’est par un petit portillon et une allée ombragée que les visiteurs sont invités à pénétrer dans l’enceinte du parc. Au bout de cette allée apparaît le grand pigeonnier carré de 3 200 boulins (ou niches), l’un des plus grands de toute la région. Les visiteurs sont ensuite dirigés vers la tour Henri IV, ou le célèbre roi a séjourné. Celle-ci s’organise en cinq niveaux, tous visibles, de la cave à la charpente en dôme exceptionnelle, en passant par la chambre Henri IV et la salle des gardes, avec son chemin de ronde à mâchicoulis.
L’ensemble est desservi par un escalier à vis d’une centaine de marches. Le visiteur peut ainsi découvrir l’aspect architectural du lieu mais aussi historique, l’histoire de ce château étant intimement liée à celle de la famille Bessay, grande et puissante famille, dont le plus célèbre gentilhomme fut Giron de Bessay, ami personnel d’Henri de Navarre…
La maison Billaud à Fontenay
Cette demeure de style renaissance, entièrement restaurée est l’une des deux structures de diffusion des arts plastiques à Fontenay-le-Comte. Elle est classée aux Monuments Historiques. Deux associations, Perce oreilles dans le domaine de l’art contemporain, et la Société Vendéenne des Arts ont investi les deux corps de logis pour y recevoir des expositions.
L’Abbaye de Maillezais
La cathédrale Saint-Pierre de Maillezais est une ancienne église abbatiale, convertie en 1317 en cathédrale. Elle demeure le siège de l’évêché de Maillezais jusqu’en 1648, date à laquelle le siège épiscopal est transféré dans la cathédrale Saint-Louis de La Rochelle.
Longtemps laissée à l’abandon, l’ancienne cathédrale est vendue comme bien national durant la Révolution pour servir de carrière de pierre. Les ruines sont classées monument historique en 1923 et plusieurs campagnes de fouilles sont effectuées.
L’église romane du XIe siècle a été modifiée et la nef à sept travées présente des collatéraux couverts de voûtes d’arêtes. La partie orientale a totalement été reconstruite en style gothique.
Le cloître situé au sud a été retrouvé lors des fouilles. L’hôtellerie forme le côté ouest du cloître et se trouve relativement conservée, elle daterait du début du XIVe siècle ou d’avant.
Des travaux ont eu lieu à l’abbaye entre mars 2008 et juillet 2009. Ils ont porté sur l’hôtellerie (restauration de la maçonnerie et des ouvertures, mise en place de chéneaux), le cellier (étanchéité) ainsi que le pont d’accès.
L’Abbaye de Nieul-sur-l’Autise
L’Abbaye Saint-Vincent de Nieul-sur-l’Autise a été fondée en 1068 par Ayraud Gadessenier, seigneur de Vouvant. Elle accueillit initialement une communauté de chanoines réguliers de saint Augustin. Ils sont chargés d’assainir le marais poitevin.
Déclarée abbaye royale en 1141 par le roi Louis VII, époux d’Aliénor d’Aquitaine depuis 1137, l’ensemble fut largement ruiné par les guerres de religion. On doit en partie sa sauvegarde et sa restauration à Prosper Mérimée impressionné par ce qui restait de l’ensemble « roman poitevin ».
L’église comporte deux clochers, l’un au-dessus du transept et l’autre au-dessus du portail, et la nef majestueuse est voûtée d’un berceau renforcé de puissants doubleaux sur colonnes géminées mais, avec le temps, elles montrent un faible affaissement. Le cloître roman est resté pratiquement intact. Le portail roman est surplombé d’un clocher du XIXe siècle qui modifie fortement la silhouette initiale de la façade.
La mère d’Aliénor d’Aquitaine, Aénor de Châtellerault, y est inhumée. En 2000, l’abasie a été rénovée pour devenir un musée. Le tuffeau (pierre calcaire) originel des murs cohabite désormais avec des matériaux modernes tels que l’acier et le verre.
L’église de Noirmoutier
L’église paroissiale de Noirmoutier est dédiée à saint Philbert, qui fonda en ce lieu l’abbaye de Noirmoutier vers 674. L’église abbatiale fut d’abord détruite par les Sarrasins en 725 ou 732. Le fils de Charlemagne, Louis devenu roi d’Aquitaine, obtint de son père en 801 la reconstruction de l’abbaye et de la chapelle claustrale. 45 ans plus tard, elle est à nouveau détruite par les Normands, en 846. Elle fut ensuite reconstruite à la fin du XIe siècle sur la chapelle primitive qui est la crypte actuelle, elle ne comportait alors que le chœur et la nef principale. De la fin du XIVe au XVIIe siècle furent élevées les nefs droite et gauche, elle fut consacrée en 1849. Le clocher néo-roman fut construit en 1875 pour remplacer l’ancien clocher qui avait été détruit par un incendie en 1848. À l’intérieur, on peut admirer une maquette de frégate, réalisée par un artisan horloger du village en 1802 pour Auguste Jacobsen.
La crypte est située sous le chœur, elle a accueilli le corps de saint Philbert entre 690 et 836. Une châsse sur l’autel contient quelques reliques du saint transférées en 1863 date à laquelle cette crypte fut restaurée. Elle est classée monument historique depuis 1898.
Le château de Pouzauges
D’après les archives, il est fait une première mention du castrum de Maurice de Pouzauges en 1095. Vers 1180, il appartient à Guillaume de Chantemerle, puis à sa nièce Belle Assez en 1210. Aux 13e, 14e et 15e siècles, il reste aux mains des vicomtes de Thouars et Catherine de Thouars épouse Gilles de Rais en 1420.
En 1871, le comte de Bagneux, propriétaire, commence à déblayer le parc. En 1920, bénévoles du cercle catholique et scouts, après l’effondrement de la tour, s’organisent pour la sauver. En 1988, Annick Cartier, maire de Pouzauges, lance un chantier colossal de réhabilitation du donjon. Le site a pu être ouvert au public en 1994.
Le public peut y constater la présence d’archères à niches pour archers ou arbalétriers, et de poternes (portes) pour sortir discrètement. À l’ouest, on y retrouve des fenêtres, assez basses dans la muraille, avec coussièges (bancs de pierres dans l’encadrement). Ce qui suppose des bâtiments à l’intérieur de l’enceinte. L’énigme de la Tour carrée ? Une construction sur trois étapes avec un bâtiment en avant, équipé de latrines. Un vase, un éperon et un dé à jouer ont été mis au jour.
Si l’enceinte est assez lisible, le donjon, lui, avait de part sa position, un enjeu stratégique. La cour intérieure recèle d’informations précieuses pour les archéologues, sur l’histoire majeure du Bas-Poitou au Moyen Âge.
Le logis de la Chabotterie
Le logis de la Chaboterie offre un aperçu de la vie dans la campagne vendéenne dans les années qui précèdent la Révolution. La visite des neuf salles historiques meublées se vit comme un voyage dans le temps, une immersion à la fin du XVIIIe siècle, juste avant la Révolution française. Après le passage par la galerie des portraits, qui marque la transition entre l’extérieur et l’intérieur, entre aujourd’hui et hier, les salles meublées se succèdent. L’aménagement des intérieurs, conçu à partir des inventaires d’archives, présente exclusivement des objets authentiques antérieurs à 1790. Avec l’atmosphère de l’époque ainsi restituée, le logis semble encore habité. Au premier niveau, salon de compagnie, salle à manger et cuisine. Au premier étage, chapelle, chambre et salle de commandement. Au niveau suivant, le cabinet d’érudit et enfin les combles sous les charpentes d’origine du logis. Dans chaque pièce, le mobilier contient de beaux exemples des savoir-faire et du goût entre le XVIe et le XVIIIe siècle.
Le haras de Vendée
Depuis 1843, le Haras de la Vendée accueille des chevaux et des Hommes, qui vivent au diapason l’un de l’autre pour améliorer l’élevage français et perpétuer des savoir-faire de tous ordres : maréchalerie, travail du cuir, mais surtout utilisation du cheval. Ou plutôt des chevaux, car cet animal s’est adapté aux différents besoins que l’Homme avait de lui : agriculture, travail du bétail, transport, guerre, parade, sport ou courses. Le Haras de la Vendée vous propose de découvrir cette culture bien vivante, ainsi que celle de tous les peuples cavaliers de la planète : berbères, tékés, gauchos,…
Un haras est un lieu où se rencontrent de multiples compétences et savoir-faire, toutes au service du cheval. Le Haras de la Vendée conserve en ses murs ce véritable patrimoine vivant, qu’il s’agisse des métiers de cavalier, de meneur, d’inséminateur, de sellier ou de maréchal-ferrant.
Source de l'information et photographie : http://www.ouest-france.fr/dossiers/actualite_-Journees-du-patrimoine.-Notre-selection-des-sites-a-visiter-en-Vendee_2216702-2224822_dossiers.Htm


















